Size of the British Empire, 1601-1914

For my PhD research, I have collected data to create a time series with the size of the British Empire. To obtain the list of conquests, I have used the list produced by Julian Go of Boston University. With this list, I consulted atlases of the British Empire and matched the area as much as possible with current provinces, territories, cities, states, countries, islands etc. You will understand that this is an approximation since even “renowned sources” have slightly different borders for each time period of the Empire (especially with regards to settlement colonization is Australia and Canada). As soon as I have finalized some methodological choices, I will post the entire details in the dataset section so that it may be accessible.

Résoudre la grève: abolir le crédit d’impôt aux frais de scolarité

Alors que la grève bat son plein, je suis étonné que personne ne prenne la peine de proposer l’idée la plus simple pour résoudre le conflit: abolir le crédit d’impôt pour les frais de scolarité.

Ce crédit d’impôt permet aux diplômés de déduire leurs frais de scolarité (si ils ne les ont pas “roulés” à leurs parents) dans leur déclaration de revenu afin de réduire le montant des impôts à payer. Si on ne fait pas un revenu assez élevé, on ne reçoit rien.

Le concept est ridicule puisque le principal obstacle aux études n’est pas le coût de celles-ci. En fait, si le rendement est proportionellement plus élevé, le coût n’affectera que les individus marginaux qui sont les plus averses aux risques. Le principal obstacle, c’est le coût d’opportunité des études : trois ans sans emploi à temps plein, consommation normale et revenu frôlant le seuil de pauvreté. Pour financer la décision d’investir dans son capital human (lire: éducation), il faut donc avoir accès au crédit (lire: des liquidités).

Alors pourquoi conserver un crédit d’impôt qui contribue principale après les études alors que c’est pendantles études que la contribution serait nécessaire? En 2009, selon le ministère du revenu, il y a 464,3 millions $ qui ont été déclarés en frais de scolarité et d’examens. Malheureusement, il n y  aucune manière de savoir quelle proportion provient d’étudiants universitaires. Imaginons toutefois qu’environ la moitié de ce montant représente des étudiants universitaires. Après taxes, taux de déduction et tutti quanti – peut-être qu’un quart du montant représente une déduction pour les diplômés – environ 116 millions $. En somme, le gouvernement se prive d’environ 116 millions $ (il s’agit d’un calcul de base et conservateur).

En 2009, le gouvernement accordait 451,2 millions $ pour l’aide financière aux études. Le montant dont on parle représente environ 25 % du budget qu’il accorde à la mission d’aide financière aux études. Pourquoi ne pas abolir ce crédit d’impôt et attribuer la somme équivalente à l’aide financière aux études?

Cette mini-réforme ne changerait rien à la situation financière du gouvernement dans le court terme et aiderait les étudiants d’une manière intelligente. Bien sûr, j’aimerai que le gouvernement procède simplement à une déréglementation progressive des frais de scolarité ainsi qu’une désintervention progressive du financement des universités coupler à une bonification de l’aide financière aux études. Toutefois, en admettant que leBest of Both Worldsn’existe pas, cette mesure pourrait définitivement résoudre le conflit.

Un Siècle de Dette au Québec

En compilant des données depuis plusieurs semaines, voici l’histoire d’un siècle de dette au Québec en tenant compte de l’inflation ($2002). Il s’agit d’un estimé très conservateur de ma part puisque les définitions comptables du gouvernement sont souvent réformées avec des détails manquants pour ajuster les calculs. J’ai utilisé les nombreux annuaires statistiques de la province de Québec entre 1914 et 1972 ainsi que les données historiques du budget. L’estimation de l’inflation pour le Québec provient d’une combinaison de l’indice d’inflation de Emery et Levitt (Canadian Journal of Economics, 2003: Période de 1910 à 1950 pour Montréal et Québec), Dominion Bureau of Statistics (1950 à 1976 disponible pour Montréal seulement) et Statistique Canada (1976 à aujourd’hui pour province au complet). Voici donc les résultats:

Le boom entrepreneurial des années 1950

Les années 1950 au Québec sont perçues comme étant celles de la Grande Noirceur – c’est-à-dire une période de retardation du Québec relativement aux autres sociétés industrialisés. Depuis plusieurs années, je collecte des données sur le sujet et je termine la rédaction d’un manuscrit académique (mais accessible au grand public) qui vise à étudier la question de l’histoire économique du Québec entre 1900 et 2010.

Une des observations qui m’a le plus marqué, c’est le boom entrepreneurial du Québec au cours des années 1950. On dirait qu’au cours des années 1950, la mentalité des Québécois a changé et ces derniers ont changé leurs attentes à l’égard de la vie économique. Ils se sont mis à se lancer en affaires en quantité phénoménales avec des incorporations de plus en plus fréquentes sur les marchés boursiers (qui elles sont aussi de plus en plus monumentales).

S’agit t’il d’une instance d’un changement culturel qui influence les attentes rationelles des acteurs économiques à l’égard des choix qu’ils désirent effectuer pour atteindre leurs objectifs individuels? Je le pense bien, on voit à plusieurs égards des changements considérables d’attitude (on le note tant les livres, les journaux et la littérature générale, mais on ne l’a jamais mesuré comme je le fais). En fait, on note que les Québécois deviennent non seulement plus enclins à prendre des risques, mais lorsqu’ils le font, ils sont de plus en plus susceptibles de ne pas échouer. ImageImageImageImage

Écosse et Québec: deux approches diamétralement opposées

Récemment, on apprenait que Michael Ignatieff – l’ancien chef du Parti Libéral – s’était prononcé sur la question de l’indépendence du Québec en lien avec le débat en Écosse. Ce dernier a affirmé sur les ondes de la BBC en Écosse que l’indépendence du Québec était inévitable. Rapidement, le Parti Québécois a affirmé que “Michael Ignatieff était un allié du Québec“.

Une drôle d’affirmation de la part de ce parti. Encore plus étrange, c’est que les souverainistes s’excitent à l’égard de la possibilité de l’indépendence de l’Écosse. Après tout, le discours du Scottish National Party (SNP) est diamétralement opposé à celui du Parti Québécois. En visite à la London School of Economics récemment le chef du SNP, Alex Salmond, a parlé de ces mesures pour stimuler la croissance économique de l’Écosse. Parmi celles-ci, on retrouve une réduction dramatique du taux d’imposition des entreprises ainsi qu’une diminution marquée des dépenses publiques.

Considérant que l’Écosse est diamétralement opposée au reste de l’Angleterre en termes de politique économique (il y a seulement deux députés de la Chambre des Communes qui sont conservateurs, ce qui n’a pas beaucoup changé depuis les années Thatcher), il s’agit là d’un discours étonnant à entendre. Toutefois, le discours de Salmond maîtrise ce que le discours des souverainistes du Québec ne maîtrise pas: le puissant lien entre identité nationale et croissance économique.

L’identité est avant tout une construction résultant de choix personnels mais dans lesquels on retrouve une influence de la communauté dans laquelle on a choisi de s’intégrer. Personellement, je suis un anglophone de la rive sud de Montréal et je me définis fièrement Québécois. Cette définition personelle est un choix fondé non pas sur la culture québécoise ou sur la langue de Molière. Ce choix se fonde dans le fait que c’est au Québec que ma famille a pu prospérer et s’accomplir individuellement. Imaginons maintenant que mon père, lorsqu’il était arrivé au Québec en 1957, se serait vu refusé le droit de démarrer une entreprise ou qu’il aurait été étouffé par une taxation et des réglementations trop lourdes. Est-ce-que les choses auraient été différentes? Très probablement! En fait, ma famille aurait probablement quitté la province pour aller ailleurs.

Lier la réalisation personelle, l’initiative et l’entreprenariat à l’identité québécoise est une des manières les plus fortes de pousser les individus à se définir davantage comme des patriotes que des nationalistes – une des meilleures manières de se déplacer vers la souveraineté. La meilleure manière de favoriser tout cela, ce n’est pas un État qui intervientdavantagemais plutôt un État qui intervientmoins.La littérature économique documente fortement les bienfaits d’un État qui intervient légèrement, qui protége la propriété privée et évite de taxer trop lourdement. Alex Salmond en Écosse semble comprendre cela, pourquoi les souverainistes du Québec n’en sont-ils pas capables eux aussi?