Je pense que vous l’avez deviné, je me sers de l’indice de prix que j’ai composé pour créer une meilleure évaluation des salaires et revenus réels. Pour une première application, je compare le PIB per capita du Québec tel que fourni sur demande par l’Institut de la Statistique du Québec et le PIB per capita des États-Unis tel que fourni par Measuring Worth. J’ai aussi pris les taux de change sur le site de Measuring Worth, un des meilleurs sites pour des données générales et macroéconomiques pour les historiens économiques. Par conséquent, je compare le PIB réel du Québec et des États-Unis par habitant entre 1926 et 1960. Voici le résultat et comme vous pouvez remarquer, il semble que l’économie du Québec a été affecté plus fortement que l’économie américaine par la Grande Dépression même si celle-ci semble avoir commencé plus tard au Québec qu’aux États-Unis (le pic correspond à la dépression), elle a duré plus longtemps. Après la guerre toutefois, on peut voir le contraire. Il y a un rattrapage qui se produit pour le Québec.
Month: May 2012
Indice des prix Québec et Ontario entre 1900 et 2010
J’ai pris la peine depuis quelques mois de créer un indice de prix par province. Il faut comprendre que Statistiques Canada ne produit aucune série statistique pour l’inflation par province avant 1971. Il y a une série pour la région de Montréal à partir des années 1940. Il y a une seule série qui remonte jusqu’à 1914, mais elle est produite pour l’ensemble du Canada. Il est impossible remonter plus loin. Néanmoins, j’ai pris le papier de Emery et Levitt de 2003 dans le Canadian Journal of Economics. J’ai fait une moyenne des villes ontariennes et québécoises jusqu’à 1950 et j’ai dérégionalisé l’indice (l’indice d’Emery et Levitt était fixé à une période et à la ville de Toronto). Je pense essayer de trouver des données pour faire une moyenne pondérée. Après 1950, j’ai pris la série des Statistiques Historiques du Canada pour la région de Montréal jusqu’à 1971. Lorsque les séries s’entrecroisent, j’effectue une moyenne des deux. La série n’est pas parfaite j’admet, si vous avez des meilleures idées, faites moi en part.
Voici le résultat de l’indice de prix sur échelle logarithmique et le graphique suivant montre deux séries statistiques pour le Québec (le revenu personnel disponible par personne) au cours de la période que je crois la plus problématique qui utilise mon nouvel indice (imparfait) avec celui de Statistiques Canada pour le pays dans son ensemble. Les écarts sont minimes et je pense qu’ils s’expliquent par le fait que l’indice de Statistiques Canada est pour le Canada pour son ensemble. Mais des petits écarts entre le Canada et la province peut signifier des écarts importants au niveau des écarts de salaires réels et produit réels.
Taux de participation aux études postsecondaires entre 1925 et 1971
Je suis retourné dans la Section W pour l’éducation dans les Statistiques Historiques du Canada pour voir l’évolution de la participation universitaire en pourcentage de la population âgée entre 20 et 24 pour les provinces canadiennes avec de nombreuses universités entre 1925 et 1971. J’ai divisé avec la population de Statistiques Canada (051-0026) pour obtenir les résultats suivants. Pour ceux qui se demandent, le CÉGEP est inclus. Comme dit Statistiques Canada, “ces séries permettent de présenter pour la première fois les effectifs des établissements postsecondaires non universitaires de 1955 à 1975. Les effectifs comprennent uniquement les étudiants inscrits à des cours postsecondaires (c’est-à-dire qu’ils ne comprennent pas les cours de métiers) des collèges communautaires (comme les CEGEP au Québec et les CAAT en Ontario), des instituts de technologie, des écoles normales et des établissements semblables”.
J’ai effectué des interpolations pour chaque période de cinq ans entre 1925 et 1955 pour “lisser” la série. Après 1958, les données deviennent disponibles annuellement. Est-ce que quelqu’un aurait une idée d’une explication pour la chute du taux de participation au Québec à partir de 1967. Est-ce qu’elle s’apparente avec celle de la Colombie-Britannique? Je ne pense pas que ca corresponde avec la période du gel des frais de scolarité, mais sait t’on jamais.
Participation universitaire avant 1960
Suite à mon billet de la semaine passée, la plupart des questions sur l’éducation au Québec avant la Révolution Tranquille ont porté sur l’évolution du monde universitaire. Alors j’ai pris la peine de sortir les données que je possédais sur le sujet. Le graphique plus bas utilise les données des Historical Statistics of Canada pour observer le taux de pariticipation aux études universitaires en pourcentage de la population entre 20 et 24 ans. Comme on peut voir, à partir de 1945, le Québec rattrape l’Ontario très rapidement.
Et que se passe t’il du côté des frais de scolarité? Il est difficile d’obtenir des figures pour les universités avant 1960, mais en utilisant les données dans le Rapport Tremblay de 1956 et le Canada Year Book de 1922-23 qui donne les données pour 1921-22, il est possible d’obtenir une image approximative. Voici les résultats dans le tableau plus bas:
Voici ce que je retiens: les frais de scolarité ne semblent pas être un obstacle très déterminant dans l’accesibilité aux études. Entre 1921 et 1952, en ajustant pour l’inflation, les frais de scolarité ont augmenté de 38% alors que la proportion d’étudiants dans la population âgée de 20 à 24 ans a doublée. En fait, je pense que l’augmentation rapide des revenus de la population (entre 1945 et 1960, les Québécois se sont enrichis plus vite que les Ontariens ou les Américains) a eu un effet bien plus important sur l’accessibilité tout l’augmentation de la rentabilité des études supérieures que les économistes ont remarqué à travers les pays développés. Notons aussi qu’à l’époque, les frais pouvaient être différenciés entre départements, ce qui laissait place a davantage de concurrence entre les universités.
Une petite capsule historique remet souvent les choses en perspectives…
Privatization of Oil Companies and saving mother nature?
I recently argued on the Huffington Post that the reason there has been a upward trend on oil prices since 2000 is to be found on the supply-side. More precisely, on the supply side of nationalized oil companies. As I pointed out, even if somewhere around 90% of oil reserves are owned by state-owned entreprises, some 75% of production comes from them indicating already a higher productivity pattern amongst private producers. In fact, when one compares nationalized oil companies and their staff relative to their production, they need a substantially greater number of employees per barrel produced than do the private producers. As a result, I argued that liberalization and privatization of oil markets in many countries like China, Brazil, Mexico, Venezuela, Iran and Saudi Arabia would lead to overall price drops.
However, when I debatted this issue with accountant Leo-Paul Lauzon, he told me that pump prices – even when accounting for purchasing power parities – in those countries are lower than in Canada, the US or Great Britain. While this is true, it comes at a great cost. The map below illustrates which countries subsidize their gasoline prices by selling it below cost of production and to what extent they do so (it comes from the International Energy Agency)
As one can see from this map, a vast part of the population of the planet has its gasoline subsidized to a high extent. While it may make some individuals happier for their wallets in the short run, it does not help them in the long run. First of all, prices are not about being low or high, they’re about being right. When prices reflect market conditions and not government enforced regulations, they reflect scarcity and inform actors on how to behave to consume intelligently or produce more efficiently. Businesses don’t compete to become more efficient, the subsidy either comes directly from taxpayers or indirectly because more taxes have to be collected elsewhere and consumers don’t consume efficiently. The last point is where privatization of those oil companies could actually benefit the environment. In the short term, a gradual dismantlment of oil corporations owned by governments and a sale of their assets to private investors would lead to gradual price increases in those countries. In the long run, pump prices will fall adjusting for inflation once new investments are made to increase supply, productivity and efficiency. They will also fall because consumers will invest in energy-saving technologies. How much energy (and pollution) would be saved with such a dismantlment? Well, we are talking about preventing the emission of 2,4 gigatons of greenhouse gas emissions between now and 2020. This represents 7% of the total projected GEG emissions from energy production if the susbidies remained in place.
Compare this to the 450 scenario. This scenario is a very agressive environmental plan to reduce GEG emissions and global warming which would limit the long-term concentration of greenhouse gases in the Earth’s atmosphere to 450 parts per million of carbon-dioxide equivalent. In short, we would have to reduce emissions by 3.5 gigatons by 2020. Another estimate, more conservative this time, of the benefits of eleminating fossil fuel subsidies (via privatization, deregulation and liberalization) is that emissions would drop by 1.5 gigatons by 2020. In short, some 43% of the effort to reduce greenhouse gas emissions would come from a set of policy aimed at removing government intervention and leaving more scope for private markets.
So, yes privatizationcanbe environmentaly friendly…





