The direction of causality? Drugs, Inequality and Security Guards

In an earlier post, I expressed doubts regarding the relation between income inequality and the demand for private security. Although there is research going in that direction, the issue at play is causality. I proposed that the war on drugs created an unsafe environment which increased demand for private security and that one could find a correlation between both drug arrests and inequality which imitates the correlation between private security forces and inequality.

DrugsInequality

Which causes which? Are inequalities driving up the demand for private security or are drug arrests the main culprit? Running a pretty standard OLS regression of private security guards per 1,000 inhabitants over income per capita, the gini coefficient, population density, ethnic fragmentation and drug arrests per 1,000 inhabitants yields that none of the variables are significant to explain the size of the private security labour force.  So? Could it be that the war on drugs creates noise in the data? States where the war on drugs is the fiercest also seem to be the states with the most inequalities and so the war on drugs could be driving up demand  for private security in these states.  Maybe this warrants a full paper with appropriate testing of causality?

Drugs, inequality and american states

One of the most interesting  arguments in the debate about inequality has been that rising inequalities lead to a higher cost of providing public goods. In short, where there are more inequalities, criminality is higher and forces a greater level of expenditure on private security – a great social cost. Whilst I would normally buy that line of reasoning, I am not fully convinced by the data. Look at the graph below and tell me what strikes the most (think about drugs – like cocaine).

The states with low levels of inequalities and low levels of “private police” labour force are also the states with low levels of drug offenses. Could it that there is a great level of correlation between “private police” and “drug offenses”. Take Montana and Iowa (low inequality) who have respectively 1.7 and 3.3 drugs offenses per 1,000 inhabitants and compare them with California, Mississippi and New York (6.7 per 1,000, 8.1 per 1,000 and 5,6 per 1,000). Private policing might not be the result of inequalities per se  but rather the result of an unsafe environment created by the war on drugs which pushes rich individuals and businesses to increase their demand for private security(econometric studies do point towards an increase in criminality resulting from prohibition).

Market integration between Quebec and Britain, 1760 to 1840

The “hot topic” in economic history recently seems to be that of market integration. A great deal of the attention has been given to european prices from the 1600s to the late 1800s. Some attention has been given to the North Atlantic (Canada, Britain, France, the USA), but what attention has been given to Canada starts more often than not after 1840 or 1850. How did integration look between Britain and the Canadian colonies before 1840? Well, it does seem to have been converging slightly when one looks at the coefficient of variation for wheat and oats. This integration, using prices in Quebec, was weaker in the years of war than it was in the years of peace after the French wars when integration fully began.  These results are preliminary and new data sets should be included as soon as possible to expand the results to a greater sample of cities, but these are encouraging nonetheless.

Coefficient of variation, 6 years moving average, between Quebec and Britain

MarketIntegration

 

 

Le revenu des Québécois ajusté pour la taille des ménages depuis 1951

Avant 1960, lorsque nous comparions le Québec et l’Ontario des économies très similaires quant à la structure des familles. Ce point peut paraître mineur, mais il ne l’est pas. À l’examen des ménages, c’est-à-dire en tenant compte des différentes tailles de famille et de l’effet de ces tailles sur leur pouvoir d’achat, on peut obtenir un meilleur portrait de la richesse réelle des ménages. Des familles nombreuses permettent aux ménages de bénéficier d’économies d’échelle dans leur consommation qui rendent la comparaison entre individus provenant de familles de tailles différentes plus difficile.

Lorsqu’on tente de tenir compte de la taille des ménages, on remarque que ceux-ci sont plus riches qu’on serait porté à croire à première vue. Premièrement, il semble que le niveau de revenu réel des Québécois était sous-estimé avant 1960 et qu’à cause des changements dans la structure des familles depuis 1960, on surestime la croissance du Québec.

Croissance

Ces résultats sont confirmés par ceux de l’économiste Martin Coiteux, mais de manière moins pessimiste, dans son étude de 2012 au centre sur la productivité et la prospérité de HEC Montréal.
Croissance2
L’héritage de la Révolution tranquille n’est donc pas celui aussi glorieux que certains essaient de nous mettre de l’avant. Les autres provinces ont réussi à se développer et à devancer le Québec avec des niveaux d’intervention inférieurs et d’endettement public inférieurs à nous.

Réponse à Jean-Claude Cloutier

Je répond ici à une critique de mon livre faite par Jean-Claude Cloutier sur le site de l’Association des économistes du Québec

Premièrement, il faut comprendre que l’utilisation des travaux d’André Raynauld est trompeuse. Ce dernier était un tenant de la thèse du « parrallélisme » – la croissance du Québec suivait celle de l’Ontario depuis 1870. Toutefois, lorsqu’on décompose la période, on remarque au mieux une stagnation de 1870 à 1910, un déclin de 1920 à 1945 et un rattrapage de 1945 à 1960 qui se continuera jusqu’en 1975. De plus, il faut se rappeller que le livre de Raynauld est sorti en 1961 avec des données qui prenaient fin en 1957. Ajoutons que Raynauld regardait principalement la production industrielle et n’utilisait pas d’indices de prix différenciés par province. Il semble normal de croire qu’il existe depuis des estimations plus complètes du revenu per capita. Des nouvelles estimations (dans une étude du Centre sur la Productivité et la Prospérité de HEC Montréal qui sortira en septembre) permettent de constater que la croissance réélle du Québec par personne est inférieure à celle du Canada (particulièrement de l’Ontario) de 1870 à 1900, supérieure de 1900 à 1910, inférieure de 1920 à 1945 et supérieure de 1945 à 1975. Le constat de base de mon livre tient: le Québec a stagné économiquement jusqu’à 1945. La thèse du “parrallélisme” ne tient pas. 

Croissance Économique réelle par habitant au Québec, 1871-1910

Table1SSHbis

Source (income in nominal terms). Morris Altman. 1988. « Economic Development with High Wages: An historical perspective ». Explorations in Economic History, Vol.25, no.1, pp 204; Kris Inwood et Jim Irwin. 2002. « Land, Income and Regional Inequality: New Estimates of Provincial Incomes and Growth in Canada, 1871-1891 ». Acadiensis, Vol.31, no.2, p.157-186 (for prices); Gilles Paquet and Jean-Pierre Wallot. 2007. Un Québec moderne : Essai d’histoire économique et sociale. Montréal : Huburtise HMH, p.184-185; (pour les prix dans le reste du Canada et l’Ontario) Morris Altman. 1992. “Revised Real Canadian GNP estimates and Canadian Economic Growth, 1870-1926” Review of Income and Wealth, Vol.38. no.4, p. 458;   (pour tableau 3) Chris Minns et Marc McKinnon. 2007. « The Cost of Doing Hard Time: a Penitentiary Based Regional Price Index for Canada, 1883-1923», Canadian Journal of Economics / Revue canadienne d’Économique, Vol 40, no.2 pp.  546. 

Deuxièmement, je ne blâme pas du tout la culture québécoise. La culture n’est pas une entité exogène qui apparaît de nulle part et façonne les préférences. La culture est foncièrement endogène. Je mentionne à plusieurs reprises des politiques publiques qui ont contribué à façonner les préférences des Québécois avant 1945 en faveur de l’aversion au risque. À cet égard, il faut lire « Oublier la Révolution tranquille » de l’économiste Gilles Paquet pour bien comprendre l’approche de ce livre sur la cause de pré-1945. D’ailleurs, il faut mentionner que la nationalisation partielle de l’industrie de l’électricité en 1944 était probablement une mauvaise décision puisqu’avant la nationalisation les prix diminuaient, la production augmentait et la productivité augmentait aussi (voir mon article dans Optimum Online: The Journal of Public Sector Management et attendre pour une édition à venir du European Review of Economic History). 

Troisièmement, je ne blâme pas les dépenses de l’État pour le ralentissement de la croissance. Plutôt, je blâme les interventions réglementaires et les subventions qui ont produit de mauvaises incitations pour les acteurs économiques. Le point sur les dépenses de l’État vise à souligner que le rattrapage 1945-1960 s’est effectué à un coût nettement moins important que celui qui s’est effectué après 1960. 

Finalement, il faut comprendre que le niveau de vie relatif des Québécois (le revenu en pourcentage de l’Ontario) est hautement dopé par les transferts fédéraux (ce qui n’est pas le cas avant 1960) et qu’il est surestimé à cause de la structure des ménages. Il est plus difficile de déduire la valeur nette des transferts nets vers le Québec, mais si on tient compte des effets de la taille des ménages (voir l’étude de Martin Coiteux au CPP-HEC), on remarque que les Québécois ne se sont pas enrichis aussi rapidement face à l’Ontario entre 1975 et aujourd’hui que les statistiques officielles prétendent.

Revenu réel ajusté par personne équivalente et revenu par individu relativement à l’Ontario

RevenuPerso13