The turnover-reducing effects of minimum wage hikes might be undesirable

I have just uploaded a new working paper. Although this one is not about economic history, it does concern an issue I have to deal very often in economic history: wages and price controls.

In this working paper, I decided to tackle the issue of the minimum wage and the empirical finding whereby there are only small or even insignificant negative effects on employment from hikes in the minimum. The argument generally advanced is that the minimum wage actually solves a coordination failure. Since there are important search costs for employees and employers and important costs in training and firing, a large number of differing wage rates for unskilled workers creates a coordination failure where there are numerous unfilled vacancies and high turnover. In the presence of a minimum wage, these frictions are minimized and there are gains in employment. At least, that is the argument.

For the sake of argument, I decide to accept the empirical finding of the absence of discernible effects on employment resulting from minimum wage hikes. I argue that, if the relation between turnover and productivity is not linear, the effects of the minimum wage will be observed on productivity rather than employment.

As time passes, an unskilled worker acquires some forms of human capital through experience and soft skills. Once he has accumulated this human capital, he becomes more attractive for all firms. However, some firms might be better matches for this employee than other firms. Productivity is only optimized if this worker is matched with the employers who value him the most. Normally, employers would attract this worker by offering higher wages with the highest wage offer representing the best potential match between this employee and employer. The high wage rate, commensurate with skills and experience acquired, would incite a higher turnover in the sector with unskilled workers. However, the minimum wage increases the threshold of wage offers that other sectors must surpass to incite the employees of the first sector to change employer. Thus, the minimum wage creates a coordination failure leading to labor misallocation that generates suboptimal productivity.

In short, the argument that the minimum has small negative effects on employment does not mean that there are small overall effects on the economy. Defenders of minimum wage hikes must not rejoice at their finding as the mountain they must climb is still dangerous.

Full paper : HERE 

Ma réponse finale à Pierre Fortin

Pierre Fortin continue de répèter ses propos sur le coût de la vie. Fondamentalement, il affirme que Statistique Canada lui donne raison, que l’écart Qc-Ontario est seulement de 8.6% et que le logement n’est pas un problème. Voici ma réponse, très technique, qui vise à illustrer que Pierre Fortin a tort et qu’il devrait cesser de répèter ses propos visant à présenter une situation trop optimiste qui sert d’illusion pour certains commentateurs:

Réponses aux propos de M.Fortin

 

RÉSUMÉ DE CETTE RÉPONSE : 1) Même si l’estimé de 8.6% est accepté sans critiques quant au sujet des prix du logement, l’effet des biens subventionnés (mais qu’on paie via nos impôts) ramène cet estimé libéral très proche de zéro (et le rend défavorable au Québec si on utilise des estimés plus conservateurs comme celui de M.Coiteux à 5%). Ainsi, si tous les points 2 à 5 que je fais ici sont faux, l’argument Fortin est quand même invalide. Et si les points 2 à 5 sont vrais, mais dans une ampleur inférieure à mon propre argument, ils réduisent encore plus la portée de l’argument de M.Fortin. 2) Les données qu’utilise M.Fortin démontrent clairement que pour tous les biens autres que le logement et les biens subventionnés,  les Québécois paient des prix égaux à ceux des Ontariens et puisque les salaires sont plus bas au Québec, il faut travailler plus longtemps pour les acquérir; 3) Statistique Canada et les autres agences statistiques admettent ouvertement ET CLAIREMENT que leurs méthodes de compilation des prix du logement n’est pas utilisable pour des comparaisons inter-régionales. 4) Les prix du logement utilisés par Statistique Canada reflètent l’état respectif des marchés régionaux lorsqu’ils sont chacun à l’équilibre. Si le Québec devait demander un niveau de qualité égal  (plus de maisons plus larges) à celui observé en Ontario, le prix du logement au Québec augmenterait vers un nouveau point d’équilibre plus élevé. Puisque la demande est déterminée par le revenu réel, les prix sont plus bas parce que le revenu est plus bas (un fait bien documenté dans la littérature puisque les prix du logement ont tendance à augmenter avec le revenu). 5) Les Québécois sacrifient sur les dépenses connexes de logement, notamment les biens complémentaires comme les électroménagers, les services de téléphonie, d’internet et de télévision.

 

Introduction

D’amblée, il faut que je fasse un commentaire sur la nature de mes critiques de l’argument de M.Fortin. Prises individuellement, chacune de mes critiques n’invalident pas l’argument présenté. Toutefois, lorsqu’ils sont considérés dans leur ensemble, mes critiques réduisent l’ampleur du phénomène. Personne ne nie qu’il existe des différentiels de prix à certains égards, mais ils ne sont pas aussi importants que M.Fortin l’affirme. De plus, il faut aussi comprendre qu’une partie de ces prix inférieurs n’est pas du tout « cause à célébration » puisqu’ils résultent de la pauvreté relative du Québec.

8.6% vraiment?

Admettons pour un moment que toutes mes critiques sont fausses, sauf celles sur les subventions.  Prenons donc le 8.6% que M.Fortin pour « du cash ». Au final, juste en retirant les effets de l’électricité subventionné (si on payait au prix du marché, le niveau des prix serait 3% plus élevé maintenant selon mon étude), on réduit l’estimé de M.Fortin à 5.0%. Imaginez si on ajoute la correction pour les frais de garde, les frais de scolarité et la SAAQ. Le 8.6% de M.Fortin est pas mal plus proche de zéro. Et si on admet que l’estimé de M.Coiteux (à 5%) est vrai, on parle probablement d’un coût plus élevé au Québec.

L’écart pour les prix autres que le logement

Les données de Statistiques Canada sont probantes sur les autres prix. Lorsqu’on regarde le tableau que j’ai produit dans mon étude et celui dans l’article de M.Fortin, on remarque que les vêtements sont généralement au même prix à travers le Canada tout comme l’alimentation et l’essence. Il est normal pour un économiste de voir ces biens avoir des prix équivalents puisque ce sont des biens échangés internationalement. Toutes les possibilités d’arbitrage sont utilisées et le prix des biens convergent conformément à la loi du prix unique.  À l’exception des items que je vais mentionner plus bas, les prix ont tendance à être égaux.  Pour bien illustrer, il suffit de remarquer qu’entre Montréal et Toronto, le prix de la plupart des biens non-subventionnés sont quasiment identiques. Si on pouvait ajouter les différences de prix provenant des villes de Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, Hamilton, Ottawa, Sudbury, North Bay etc., on verrait que les prix ont tendances à s’égaliser.

 

Prix en % de la moyenne des villes    pour les secteurs avec aucune distortion gouvenrmentale, octobre 2012

Montréal Toronto Ottawa
Alimentation 101% 100% 100%
Dépenses courantes, ameublement et équipement du ménage 98% 104% 103%
Vêtements et chaussures 102% 100% 101%
Transports 100% 106% 98%
Soins de santé 100% 101% 103%

 

En fait, si on regarde les statistiques les mieux conçues pour comparer les prix absolus – les mesures de pauvreté. Puisqu’elles sont conçues pour atteindre un seuil absolu comparable de bien-être à travers les régions, Statistiques Canada rend disponible le coût des composantes de son panier de biens pour s’extraire de la pauvreté. Si on prend les domaines de l’alimentation  et du vêtement, on réalise que les Québécois doivent payer BEAUCOUP plus cher pour ces biens, surtout dans les villes moyennes. Toutefois, le point de départ de Toronto-Montréal que M.Fortin utilise est incapable de capturer la réalité décrite plus bas!

Différence de prix lorsqu’on utilise le panier MPC de pauvreté conçu par Statistique Canada, 2011

Alimentation Vêtements
Québec population 100,000 à 499,999 10,532$ 1940$
Ontario population 100,000 à 499,999 9760$ 1842$
Différence 7.33% de plus au Québec 5% de plus au Québec

Source : Statistics Canada. Table  202-0809 –  Market Basket Measure Thresholds (2011 base) for reference family, by Market Basket Measure region and component, 2011 constant dollars, annual (dollars),  CANSIM (database).

Les autres différences – énergie (-27% selon M.Fortin), dépenses courantes du ménage incluant la garde d’enfants (-9% selon M.Fortin), assurance automobile (-30%) et éducation (-53%) – sont explicables fondamentalement par le fait que le gouvernement du Québec subventionne artificiellement le prix de ces items (bloc patrimonial, frais de scolarité bas, SAAQ, CPE).  Le prix est simplement assumé par les impôts sur le revenu, qui ne sont pas inclus dans les indices du coût de la vie.  On fait juste les payer autrement.

Ainsi, tous les biens non-subventionnés indirectement sont égaux et parce que les Québécois ont des salaires plus bas, ils doivent travailler plus longtemps pour ces biens. Pour les biens dont le gouvernement subventionne les prix, on fait simplement payer autrement – par des impôts. Difficile de parler d’un coût de la vie inférieur au Québec dans ce cas lorsqu’on doit travailler plus longtemps pour ces biens ou qu’on doit sacrifier une portion plus importante de nos revenus pour les obtenir.

Statistique Canada n’est pas du bord de M.Fortin

M.Fortin fait une erreur aussi en affirmant que Statistique Canada va « de son bord ». Au contraire, Statistique Canada répète constamment ses avertissements de ne pas faire ce que M.Fortin fait. Par exemple, les données de l’Indice des Prix à la Consommation (IPC) ne sont pas conçues pour mesurer des différences inter-régionales. De l’aveu même de Statistique Canada :

It should be noted that price data for the Inter-city indexes is drawn from the sample of monthly price data collected for the Consumer Price Index (CPI). Given that the CPI sample is optimized to produce accurate price comparisons through time, and not across regions, the number of matched price quotes between cities can be small. It should also be noted that, especially in periods when prices are highly volatile, the timing of the commodity price comparison can significantly affect city-to-city price relationships.

Les emphases dans ce passage sont les miennes, mais il est particulièrement important de noter le segment souligné! Alors que Statistique Canada n’inclut pas le prix des maisons et seulement le logement locatif, il faut ajouter qu’une des composantes du prix du logement dans son ensemble (locatif + propriétaire) est très volatile – les hypothèques (mortgage interest cost – voir ici pour la catégorisation de volatile par la Banque du Canada et Statistique Canada – http://www.statcan.gc.ca/pub/62-001-x/2012012/technote-notetech1-eng.htm).En conséquent, les indices inter-régionaux ne considèrent pas adéquatement les coûts du logement. Ceci joue nettement en défaveur de l’argument de M.Fortin. Additionellement, Statistique Canada émet un avertissement grave sur les données du logement dans les tableaux de comparaisons inter-régionales dont se sert M.Fortin :

Additionally, the shelter price concept used for these indexes is not conducive to making cost-of-living type comparisons between cities (see below).(…) Such an approach uses market rents as an approximation to the cost of the shelter services consumed by homeowners in each city. It is important to note that this approach may not be suitable for the needs of all users. For instance, since the rental equivalence approach does not represent an out-of-pocket expenditure, the indexes should not be used for measuring differences in the purchasing power of homeowners across cities. (source: http://www.statcan.gc.ca/pub/62-001-x/2012012/technote-notetech1-eng.htm)

De plus, le terme « rental equivalence »  (soulignée dans le dernier passage) est un concept mal compris de plusieurs.  Il est conçu pour mesurer le changement des prix et non pas les comparaisons inter-régionales des prix.  Voici comment fonctionne le « rental equivalence »

The rental equivalence approach asks how much the homeowner would be willing to accept in rent for the dwelling, and the user cost approach focuses on the opportunity cost of owning and using the dwelling.  These approaches are operationally different, but are conceptually equivalent (…) Rental equivalence uses observed market rents as approximations for cost of homeownership and, more generally, housing. This approach asks, “how much the homeowner would charge someone such as himself to rent his house”?

Ainsi, on présume que les loyers observés représentent la valeur du logement des propriétaires! Toutefois, ce n’est pas la même chose qu’affirmer qu’on tient compte de la qualité! Si on devait augmenter la qualité sur le marché (hausse du taux de propriété, maisons plus grandes, terrains plus grands, rénovations effectuées), les loyers augmenteraient (voir mon prochain point). Ainsi, on peut voir comment le calcul des loyers n’est pas du tout approprié pour les comparaisons des niveaux inter-régionales (mais le sont pour la mesure des changements de niveaux par région) dans cette étude de l’Université de la Pennsylvanie et du Penn Institute for Urban Research (et en collaboration avec la Fed d’Atlanta) qui construit un « Local afforability index » (LAI) visant à comparer les prix par région:

A common criticism of rental equivalence is that the average quality of rental stock in an area may differ greatly from the average quality of owner-occupied stock. Because the CPI measures changes over time this is not a problem so long as the two stocks experience similar rates of inflation. However, the LAI is concerned with relative price levels, not price changes. These differences are consequential for the LAI and would suggest strongly against adopting a rental equivalence approach that does not measure the cost of owner-occupied housing based on the cost to the household consuming the housing services.  Source (http://www.locationaffordability.info/downloads/Third%20Party%20Review.pdf)

Erwin Diewert à l’Université de la Colombie-Britannique ajoutait que les logements comparés ne sont nécessairement équivalents en qualité. Voici son propos datant de 2003 :

For existing stocks of used consumer durables, the rental equivalence approach would entail finding rental prices for comparable used units. To date, as noted above, statistical agencies have not done this, with the single exception of owner occupied housing. Source: http://papers.economics.ubc.ca/legacypapers/dp0308.pdf

Ainsi, M. Fortin se base sur des données qui sont conçues pour les comparaisons inter-temporelles et non pas inter-régionales! Il s’agit d’un fait reconnu par les gens qui construisent des indices statistiques des prix tant à Statistique Canada, qu’à la Federal Reserve qu’à l’Université de la Pennsylvanie.

Le prix du logement et la qualité

M.Fortin confond plusieurs éléments dans son analyse et fait une erreur tragique d’analyse économique. Les prix observés pour le logement au Québec et en Ontario sont différents en raison du niveau de qualité demandée dans chaque province.  Toutefois, dans les deux provinces, l’offre de logement est relativement similaire à moyen et long terme. L’offre s’adapte à la demande et le prix observé est un prix d’équilibre en fonction de la qualité demandée.  Le prix est plus bas au Québec parce que les Québécois demandent des maisons plus petites et demandent moins de maison. Ceci fait en sorte de baisser la demande de logement (mesurée en pieds carrés). Ainsi, lorsque M.Fortin compare les marchés du logement, il compare un marché avec un taux de propriété de 60% (et des nouvelles maisons de 1500 pieds carrés en moyenne – voir ici : LIEN) avec un marché dans lequel le taux de propriété est de 67% (et les nouvelles maisons sont en moyenne de 2000 pieds carrés).  Non seulement cela, mais les données de la SCHL et de Statistiques Canada montrent que les maisons au Québec sont beaucoup plus souvent en besoin de « rénovations majeures ».  Les deux prix ne sont pas comparables et Statistique Canada ne peut pas tenir compte de ces différences. Maintenant, imaginons que les Québécois devaient (de manière exogène et toutes choses étant égales par ailleurs) exiger une qualité de logement équivalente à celle des Ontariens, le prix d’équilibre du logement augmenterait massivement.  Une demande de terrains plus importante aurait tendance à faire augmenter les prix du logement, notamment au titre des maisons. En réduisant l’offre de terrains pour les logements locatifs, il y a un prix plus élevé pour le logement locatif. Non seulement cela, mais en poussant les gens vers les banlieues, la congestion augmente, ce qui fait en sorte de rendre les logements locatifs en ville plus dispendieux. Ainsi, si le Québec demandait exactement la même qualité que l’Ontario, le prix serait plus élevé!

La raison pour laquelle il y a une différence de qualité demandée entre les deux provinces qui affecte le prix d’équilibre entre les deux provinces, c’est parce que le Québec est plus pauvre. Lorsqu’une société est plus pauvre, elle a tendance à se permettre des logements plus petits et plus souvent des logements locatifs. Le prix d’équilibre inférieur du logement est le résultat d’un revenu réel inférieur. Généralement, les études économétriques montrent que le prix du logement augmente en lien avec le revenu moyen ou le revenu médian. Un revenu médian plus égale un prix médian plus bas. Il y a une importante littérature économique sur le sujet. C’est d’ailleurs l’économiste (et ancien ministre libéral) Alain Paquet qui m’avait fait remarquer ce point suite à ma réponse initiale à M. Fortin. Un point dont j’avais – jusqu’à la rédaction de mon étude – manqué l’importance cruciale. Il suffit de l’illustrer avec un graphique simple d’offre et de demande pour voir les effets.

GraphiqueAlpha

Note : Imaginez maintenant que le Québec demande la même qualité de logement que l’Ontario, le prix va grimper c’est clair. Le bas prix résulte du fait que le marché à l’équilibre reflète une pauvreté inférieure du Québec.

Les dépenses complémentaires de logement et les préférences différentes

Dans mon étude du CPP, j’ai parlé brièvement (trop brièvement maintenant que j’y pense) des différences de dépenses complémentaires quant aux installations domestiques (exemple : internet, ordinateur, cablodiffusion, téléphonie, électroménagers etc.).  Ces dépenses sont associées indirectement au logement et lorsque les familles considèrent le choix d’un logement, ils considèrent le prix du logement en fonction de leur revenu. Toutefois, au prix du logement, ils ajoutent le coût d’installation de ces éléments complémentaires. Au Québec, tous ces biens sont moins présents (et ce indépendamment du quintile de revenu des individus) qu’en Ontario.  Il est possible que les Québécois décident de sacrifier sur ces dépenses afin d’avoir un logement. Toutefois, si ils devaient obtenir exactement les mêmes caractéristiques complémentaires de logement que les Ontariens, ils devraient sacrifier sur le prix du logement. Ainsi, ils devraient vouloir des logements plus petits, moins bien situés, plus vieux, en besoin de rénovations etc.  Ceci affecte le prix d’équilibre du logement, ce qui les rend plus difficiles à comparer pour « dégonfler » les prix. Au final, le prix d’équilibre du Québec est différent.

Conclusion 

Si un écart réel existe, il est minuscule et peut-être joue en faveur de l’Ontario, résulte du fait qu’on est plus pauvre au Québec parce que le marché du logement est à point d’équilibre plus bas qu’en Ontario. Au final, les Ontariens doivent travailler moins longtemps que nous! Et Imaginez les AUTRES canadiens…

Backing theory of money and Quantity Theory of Money : weighing in the Sumner-Sproul debate

I have been recently following with deep interest the discussion between Mike Sproul and economist Scott Sumner on whether the backing theory of money is correct or the quantity theory of money (see also David Glasner’s comments). The first being that liabilities on the market (a bond issued by the government) or future income streams are assets against which you can back money. The second being that such assets can hardly be used to issue money. Both sides seem theoretically consistent, but the practical evidence offered by Sproul seems less convincing.

In this debate, Sproul (on a guest blog post at freebanking.org) has come out with an interesting argument with regards to the backing theory using the case of New France (modern day Quebec at the time of French rule, 1608-1760).  At the time of New France, the colony was hard-pressed for hard species to pay its troops and the coffers of the colonial administration always ended up being empty mid-year. In 1685, the Intendant opted to issue money on paper notes (on the back of playing cards) that would be backed by future shipments of gold. All notes would eventually be redeemed by the administration. Using this case, Sproul argues the following in support of the backing theory :

Suppose that the government owed 30 livres [a livre being the currency unit] of back pay to each of 1,000 soldiers, for a total of 30,000 livres of wages payable. Suppose also that a shipment of 30,000 livres in coin was due to arrive from France after three months. A prudent strategy for the intendant would be to first issue 10,000 paper livres, pay 10 livres to each of the soldiers, and promise that each paper livre would be redeemable for 1 livre in coin when the coins arrived from France. Assuming this initial issue went well, he could then issue the other 20,000 paper livres and pay each soldier the 20 livres still owing (…)

ASSETS                                                           LIABILITIES

1) 30,000 lvs. coins (due from France) 30,000 lvs. wages payable
2) +10,000 lvs. paper paid to soldiers
-10,000 lvs. wages payable
3) +20,000 lvs. paper paid to soldiers
-20,000 lvs. wages payable
4) +1000 lvs. (government bond) +1000 lvs. paper spent on a bond
5) +2000 lvs. IOU from a farmer +2000 lvs. paper lent to a farmer

So far, the colony’s monetary activities can be summarized in lines 1-3 of the T-account above. Line 3 raises an interesting question: The 20,000 livres issued in line 3 tripled the quantity of paper money, from 10,000 to 30,000 livres. Would this cause inflation? The quantity theory of money suggests that it would, since there would be three times as much money chasing the same goods. But there is another theory, the backing theory of money, which says that the 30,000 paper livres are adequately backed by 30,000 in coins due from France, so each paper livre must be worth 1 livre in coin. Furthermore, suppose the colony issued another 1000 paper livres and used them to buy a French government bond worth 1000 livres (line 4), and then issued another 2000 paper livres and lent them to a farmer (line 5).  The backing theory still says there would be no inflation, since the 33,000 paper livres would be adequately backed by 33,000 livres of the issuer’s assets. Of course, if that 1000 livre bond turned out to be worthless, and if the farmer defaulted on his loan, then the 33,000 paper livres would be backed by only 30,000 livres of assets, and the backing theory would imply about 10% inflation.

Again, as I mentionned in the introduction of this post, I believe that theoretically the case makes sense. However, having worked on Canadian economic history and currently being in the process of producing a GDP series and a price index series from 1680 to 1860, I can argue whether or not Sproul is correct. Let us focus on the years prior to 1719 – the first experiment with paper money in the colony. Here is my price index (with 1720-1724 =100):

PRICE INDEX FOR NEW FRANCE, 1688 to 1760 (1720-1724=100) / log scale

Currency

 

GDP OF NEW FRANCE, INDEX VALUES = 1690=1

GDPNF

 

What we have is the following: a massive price increase up to 1719 and slow growth up to 1719 (below population growth). I think that these undermine the backing theory of money considerably. When the colonial administration increased the monetary base by issuing money backed against future shipments of gold and silver and/or stocks in fur companies, it was in effect doing exactly what central banks do today when they buy government bonds. At first RGDP will increase alongside prices, but eventually, all that one will be left with is higher prices and lower output. That is exactly what happened in New France : prices and GDP rose at first and eventually, growth petered off because of excessive money creation.

Here, Sproul could argue that my line of reasoning occurred once note-holders realized that the notes were backed against nothing of real value or of great risks. But this line of reasoning does not hold its ground to historical facts. Discounting on notes emerged even in the first issuance of 1685. Using account books from religious orders, I find that discount rates were always between 10% and 20% of the face value of notes up to 1704 and increased to roughly 40% thereafter. This is because the risks associated with the assets that backed the money determined the quantity of money. If merchants, in time of war, felt that the gold could be seized at sea, they would only accept notes at a higher discount. In this situation, individuals who held notes would simply find no one to trade with for these notes. Hence, the money stock declined because of hoarding (albeit undesired hoarding). If risks declined, the discount rate would decline and more notes would re-enter circulation. Since the exchange rate between species and notes was unregulated between 1685 and 1714, the stock of money varied according to the risks associated with playing cards (which in turn affected the exchange rate between notes and gold).

Moreover, the fluctuations in the risks associated with the assets would also have impacted the velocity of money. Imagine the following situation. At period zero, the farmers of New France held only hard currency. At period one, the government issued notes at zero risk. At the end of period one, individuals had diversified portfolios of notes and currency as cash holdings. At period two, the risk associated with the notes increases and so does the discount rate on these. Individuals are left with cash holdings whose value is not representative of their desires. To return to their cash reserves preferences, they can sell assets – increasing the number of transactions during period three. Hence, velocity has changed. The system was a tributary of monetary disequilibriums in New France.

Although there are some important merits to the “backing theory” of money, the example of New France is not a great supporter of this case.

Le coût de la vie au Québec est plus élevé qu’ailleurs

J’ai publié au Centre sur la Productivité et la Prospérité une étude sur le coût de la vie au Québec. La question à laquelle je m’attaque est fort simple: le coût de la vie est-il plus bas au Québec qu’ailleurs au Canada?

La réponse est : non, au contraire il est plus élevé.

En tenant compte des différences dans la qualité des logements, des différences entre le type de logements consommés ainsi qu’en éliminant les effets des subventions visant à réduire le prix de biens comme l’électriciét (dont le prix est assumé par la voie des impôts contrairement à ailleurs au Canada), les Québécois doivent travailler PLUS longtemps pour obtenir les même biens que les Ontariens, Albertains ou les autres Canadiens. Plus bas, vous verrez le graphique le plus révélateur de mon étude. Il s’agit du temps de travail requis au travailleur moyen du Québec pour acheter les biens mentionnés en pourcentage du temps requis pour le travailleur moyen de l’Ontario. En bas de 100%, le Québécois travaille moins et en haut il travaille davantage. Comme vous voyez, les Québécois travaillent beaucoup plus longtemps et par conséquent, leur coût de la vie est supérieur.

ÉtudeCPP

Même pour la nourriture en passant. Les Québécois doivent travailler beaucoup plus longtemps pour acquérir un panier d’aliments jugé élémentaire par Santé Canada. Et ce résultat est valide indépendemment du choix de la mesure du salaire horaire (salaire moyen ou médian).

EtudeCPP2

 

Weird comments in economic history : Guy Frégault and price controls

In writing the final part of my thesis on Canadian economic history, I found a pearl which I felt had to be shared with my readers (the few that you are). Historian Guy Frégault is one of the biggest names in the historiography of Quebec before 1850, one can’t write anything without at least referring implicitly to his works. Yet, like many “seminal works”, the importance it has been granted is often the result of repeating some of the key elements without further considerations. Since I felt its importance in my own work, I went to read Frégault’s work La Civilisation de la Nouvelle-France, 1713-1744. I felt like I had to and now I feel like it wasn’t all that relevant. Most of the judgment passed by Frégault on the economic growth of the colony is based on very poor understanding of economic theory, even basic elements of principles. Forget college-level economics, I am talking high-school-level economics. 

In his work (p.64-65), Frégault speaks about the scarcity of bread in the colony and how of poor quality it was – a recurrent complaint of the population at the time. Emphasizing the economic difficulties of the 1710s, he asserts the following: 

Bread was scarce. The Intendant may well have fixed the price of wheat, forced individuals to sell their surplus of grains and, finally, forcibly requested one fifth of the harvest in order to distribute to the poorest, the situation was still terrible. (…) a delegation of Québécoises [female inhabitants of Quebec City] protested to the Conseil Supérieur against the excessive price and poor quality of bread.

Read his passage again, just to be sure! Consider his logic: in spite of price controls and the forcible redistribution of crops, bread is still of poor quality, hard to find and expensive? Would it not make more sense to consider that scarcities are the result of price controls and poor quality of being the result of producers adapting to the regulations by cutting down on quality-linked expenses? 

With the exception of Louise Dechêne’s works, no historians has fully appreciated how detrimental price controls could have been to the economic development of the colony. Frégault’s comments is a pretty stark illustration of that … and hence he qualifies for weird comments in economic history…